cat stevens

Cat Stevens a dit ;“Il serait injuste de juger l'Islam à la lumière du comportement de certains mauvais musulmans, qui eux, seront toujours montrés sur les médias. C'est comme si on jugeait une voiture comme mauvaise parce que le conducteur de la voiture a bu et est rentré dans un mur. L'Islam guide tout être humain dans tous les aspects de la vie quotidienne - dans ses dimensions physiques, mentales et spirituelles. Mais nous devons rechercher les sources de ces instructions: le Coran et l'exemple du Prophète. Alors nous pouvons voir l'Islam idéal.”


Pourquoi tant de haine???Personnelement entre voir mon enfant reciter des belles paroles comme celles la ou s'abrutir par la télé et les jeux
videos mon choix est fait!!!A ce que je
sache avoir apprit une souris verte ne m'a jamais sortit d une galère dans ma
vie!!Par contre apprendre des textes qui développe lintelligence est peut
etre plus approprié(si vous voulez le bien de votre enfant bien sure !! cest pour cela que je fécilite ce petit mashAllah !!Je le félicite car grace a ses parents et tout ce qu il va apprendre via la religion il sera surrement plus intelligent que vous!!Regardez par exemple dans le Coran il est écrit comment ce passe l embriologie,parle de zoologie, d astrologie,de médecine!!!Quel savoir aura cet enfant a un si bas age alors que certaines personnes on la septentaine et ne save meme pas ce qu 'est un embryon ???Aussi regarder le nombre de personnes qui se sont convertis a l Islam!!Et pourtant eux l ont choisit volontairement!!Et bien figurez vous qu'il ne s agit pas de nimporte qui, bon nombre de personnes célebres comme NAPOLEON BONAPARTE ,Malcom x,de scientifique comme commandant Cousteau,wilfried hoffman ,de diplomate comme Herbert Hobohm ,d'écrivain comme Michael wolf se sont convertis car ils ont appris la science , la médecine on développé leur intelligence et fait travailler leur cerveau et se sont rendus compte que le Coran détenais des écrits miraculeux !!Il y a meme des pretres qui se sont convertis car il trouvait les écrits de la Bible ne leur permettait pas de repondre aux tas de questions qu il se posait sur la vie et les trouvait peu fiable!! Ce qui me fait rire dans les commentaires c'est le nombre d 'insultes
venant de la part des athés!!!Vous etes frustré de ne pas faire partie de notre
religion qui prone la paix et la tolérance c
est tout a fait compréhensible!!Mais s il vous plait ayez au moins un minimum d
information avant de parler d une religion
ke vous ne connaisser
pas(ou alors via les médias)
renseigner vous!!C est comme quelqu un qui lit 1 page d un livre de 200 pages et qui ciritque et parle du livre !!
Je suis pratiquement sur que les personnes qui critique les differentes religions et qui sont athée n ont jamais une seul fois lit la Bible,le Coran ou la Torah!!Vous preferez peut etre vivre comme des pantins qui ne réflechisse pas ne se pose pas de question sur l avant et lapres??Ca doit surement
etre passionant de ne pas avoir de but dans la vie mis a part boire de la biere,gagner le plus d argent possible,sortir en boite,s offrir des choses qu on ne peut se permettre et devoir rembourser le credit pendant toute sa vie ,regarder la télé,se défoulé sur youtube et j en passe!!!Quel vie passionante dis donc !!Je me demande comment vous faites pour etre dépendant comme ca de vos loisirs et du
superficiel !! Quand vous allez mourir je vous rassure vous n apporterer rien avec vous !!Vous n'avez pas assez d'occupations dans la vie que pour en arriver a se défouler derriere un écran!!!
Pathétique!!!Vous ne croyez pas en Dieu ni au Saint Coran ?? C est votre probleme pas le notre !! Ce nest pas une
raison pour insulter tous les musulmans et leur dire que c est une religion de m*** !!! A chacun sa croyance !!! Si vous
voulez que votre fille aille en boite tout les samedis,sorte avec des garcons et s étonne apres d'etre enceinte a 14 ans cela est votre problème !!!
Je voulais juste terminer en disant que La sourate que récite ce petit bout lui a été apprit et il le répete avec joie a ce que je sache je ne vois personne qui ne lui force a répéter ce que ses parents lui ont
appris et puis plus tard quand il arrivera
a l age de décidé de ses convictions libre a lui de pouvoir faire le tour des religion pour enfin se rendre compte que la sienne etait la plus belle et véridique sur
ce RENDEZ VOUS TOUS AU JOUR DU JUGEMENT DERNIER CAR LA NE VOUS
INQUIETEZ PAS VOUS POURREZ PARLER TANT QUE VOUS VOUDREZ A CE SUJET!! Qu Allah nous guide

Amiiineee
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:55

condition d un tuteur

Salam alaykum wa rahmatu Allah wa barakatuh

Alors voici les conditions d'un tuteur pour une femme musulmane, qui bien entendu il est obligatoire d'en avoir un sinon le mariage est pas valide mais ya certaines conditions pour le tuteur que voici :


uant au tuteur, il est soumis aux conditions que voici :

1) Il doit être sain d'esprit

2) Il doit être majeur

3) Il doit être libre

4) Il doit être de la même confession que la personne mise sous sa tutelle. Un mécréant ne peut pas exercer une tutelle sur une croyante) même s'ils sont de différentes confessions. L'apostat ne peut pas exercer une tutelle.



( c'est a dire qu'il doit etre musulman autre qu'un musulman ne peut jouir de la tutelle pour une femme musulmane )


5) Il doit être équitable. Cette équité exclut la débauche. Certains ulémas en font une condition, d'autres se contentent d'une équité d'apparence. D'autres disent qu'il suffit qu'il veille aux intérêts de celle sur laquelle il exerce une tutelle matrimoniale.

6) Il doit être de sexe masculin compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Une femme ne peut établir son propre mariage , ni celui d'une autre femme car c'est la prostituée qui établit son propre mariage » (rapporté par Ibn Madja, 1782 et cité dans Sahih al-Djami, 7298).

7) Il doit être perspicace c'est-à-dire capable de reconnaître les partenaires les plus appropriés et les intérêts du mariage.


Les tuteurs sont classés suivant un ordre de préséance établi par les jurisconsultes. C'est pourquoi il n'est pas permis de laisser le tuteur le plus proche, à moins qu'il soit inexistant ou ne remplisse pas les conditions requises.

La tutelle sur une femme est exercée par le père, puis son mandant, puis le grand père maternel, quelque soit son degré, puis le fils de l'intéressé puis le fils de son fils, quelque soit son degré, puis son frère germain puis son frère consanguin puis les fils de ces deux derniers puis son oncle paternel germain puis son oncle paternel consanguin puis les fils de ces deux derniers Ensuite on passe du parent le plus éloigné au parent le plus proche parmi les aceb (les mâles) comme en matière successorale. Puis l'autorité musulmane (et celui qui en tient lieu : le cadi), cette autorité étant la tutrice de celui qui n'a pas de tuteur. Allah le Très Haut le sait mieux.

Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

Si tu veux je peux t'envoyé egalement les conditions d'un mariage comment sa se passe.
Pour ce qui est de ton cas, tu peux aller voir un imam et lui expose ta situation et lui demander d'etre ton tuteur, enfin je sais que nous en france il arrive que se soit les imams qui soit les tuteurs des converties ou bien les maris de soeur qu'elle pourrait connaitre qui sont musulman pratiquant, et surtout il faut une personne digne de confiance.

Voila si tu as besoin d'encore plus d'info dit le moi et je t'enverrai d'autre texte sur ce sujet la.

Maintenant la chose importante et le choix du conjoint sa doit etre une personne musulman qui pratique sa religion et a de bonne moralite, de façon a ce qu'elle est un bon comportement envers son epoux (se) .
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:51

Par exemple : Sourate « Al Ikhlâs » « le Monothéisme pur » n° 112

« Qoul houwa-llahou ahad

Allahou-s' amad

Lam yalid wa lam youlad

Wa lam yakoun lahou, koufouan ahad »

IL EST ALLAH UNIQUE ALLAH LE SEUL A ETRE IMPLORER POUR CE QUE NOUS DESIRONS IL NA JAMAIS ENGENDRE NA PAS ETE ENGENDRE NON PLUS ET NUL NEST EGAL A LUI
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:48

********La Prière De Consultation********




Qu'est-ce que la prière de consultation

Réponse de Sheikh Muhammad Sa`îd Ramadân Al-Bûtî

La prière de consultation fait partie des actes que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - pratiquait régulièrement. C'est une prière composées de deux rak`ah, suivie d'une invocation que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - formulait quand il envisageait une affaire ou se trouvait face à un projet dont il ne savait s'il était bénéfique ou non. Ensuite, il poursuivait cette initiative ou ce projet ; lorsque ce projet était bénéfique, les conditions de sa poursuite et de son exécution devenaient favorables, sinon Dieu l'en détournait.

La prière de consultation est donc une tradition prophétique recommandée pour toute personne confrontée à une décision importante comme un mariage, un voyage ou un travail ; elle doit accomplir la prière de consultation, puis elle répète l'invocation que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - disait. Si le projet en question est bénéfique, Dieu insufflera au fidèle de l'enthousiasme envers l'exécution de ce projet et lui en facilietra l'accomplissement. Autrement, Dieu le fera renoncer à ce projet.

Voici la description de la prière de consultation telle que rapportée par Djabir Ibn Abd Allah as-Sulami « Le Messager d'Allah apprenait à ses compagnons à consulter [ Allah ] en toute affaire comme il leur apprenait une sourate du Coran : il dit :
« Quand l'un de vous projette une affaire, qu'il accomplisse deux rak'a surérogatoires puis qu'il dise

Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable , Tu sais et je ne sais pas et c'est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneurs Allah ,si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion , pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future ( ou il a dit : pour mon présent et pour mon future) , destine le moi facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour mois une source de mal pour ma religion, pour ma vie d'ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon future ) détourne là de moi et détourne-moi d'elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire moi s'en la satisfaction.

[ rapporté par Boukhari 6841. D'autre versions sont citées par at- Tarmidhi , an-Nassaï , Abou Dawoud , Ibn Madja et Ahmad.]


« Allahoumma inni astakhirouka bi ilmika wa astaqdirouka bi qudratika wa as'alouka min fadhlika fa innaka taqdirou wa la aqdirou wa t'alamou wa la a'lamou wa anta allamoul ghouyoub Allahoumma in kounta ta'lamou hadha al-amra ( thoumma toussammihi bi aynihi) khayran li fi adjili amri wa àdjilihi (qala) aw fi dini wa ma'ashi wa aqibata amri faqdourhou li wa yassirhou li thoumma barik li fihi. Allahoumma in kounta t'alamou annhou shanroun li fi dini wa m'ashi wa aqibata amni ( aw qala) fi 'adjili amri wa adjilihi fasrifni anhou ( wasrifhou anni) waqdour li al khayra haythou kana thoumma radhini bihi »
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:45

Les Écoles Rituelles (madhâhib) dans le Sunnisme

Les Quatre école sunnites qui existent encore de nos jours sont les suivantes : Mâlikite, Hanafite, Chafi'îte et Hanbalite. Mais d'autres ont existé dans un passé plus lointain, notamment avant le raz-de-marée Mongol, qui n'a pas entraîné que des destructions matérielles, mais aussi un appauvrissement culturel de la civilisation musulmane (et Arabe en particulier).

Pour preuve, cette affirmation de l'Imam al­Suyûtî (mort en 911 H./ 1515 ap. J.-C..), dans son ouvrage « Le Retour de jésus » :

« Mais le plus étonnant encore, c'est de s'interroger sur les quatre rites. Est-il venu à l'esprit que les rites de cette loi religieuse se limitent seulement à quatre doctrines fondamentales? Il faut savoir pourtant que le nombre de ceux qui recourent à l'effort personnel (Ijtihâd), en matière de loi religieuse, est illimité et que chacun, parmi les compagnons et leurs successeurs immédiats, avait sa propre doctrine ou son école juridique. En effet, on comptait à leur époque pas moins de dix écoles ou rites ayant leur propres chefs et leurs manuels bien établis. Car, en plus des quatre rites fondamentaux, il y a ceux de Sufyan ibn `Uyayna, de Sufyan al-Thawri, d âl-Layth ibn Sa'd, d'Ishaq ibn Rahawayya, d'Ibn Jarir et d'Ibn Dawud. Chacun d'eux avait ses propres disciples qui adoptaient sa thèse et appliquaient sa doctrine. Donc, si les doctrines et les écoles juridiques sont nombreuses, pour quelle raison s'est-on limité aux quatre rites ? ».

Par ailleurs, à l'époque des anciens (Compagnons et Suivants), le Madhhab (rite) pratiqué et enseigné par `Ali, son épouse Fatima, leurs enfants Haçan et Huçein et leurs partisans (qu'on appellera les Chiites) n'était pas considéré par les autres musulmans comme un rite hérétique, mais « sunnite », c'est-à-dire conforme à la Sunna prophétique, les divergences étant seulement, alors, politiques. Ce n'est qu'à la suite du fossé creusé par des générations de lutte fratricide entre les Alides et les Omeyyades que la distinction rituelle se renforça, au point que chaque courant regardait l'autre comme hétérodoxe.

Ceci dit, les différences entre les « branches » du monde musulman (sunnite, chiite et kharidjïte) sont, du moins à l'origine, moins doctrinales que politiques, et même de nos jours, chaque année, des Musulmans de toutes les tendances prient dans la même mosquée côte à côte à La Mecque.

En ce qui concerne les quatre rites sunnites subsistant de nos jours, ce sont :


1. L'école Malikite :

C'est le Rite (madhhab) ancien par excellence, à côté du rite Hanafite, si l'on excepte les écoles Chi'ites (dont beaucoup se sont constituées tardivement et par opposition entre elles, principalement au sujet de la reconnaissance de leurs Imams successifs). Le rite malikite est la somme de l'enseignement reçu puis transmis par l'Imam de Médine, Mâlik Ibn Anas, né et mort à Médine (94 H./716 ap. J.-C. - 179 H./795 ap. J.-C.). L'Imam Mâlik fut un disciple direct des Compagnons du Prophète Mohammed - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - et notamment de Sahl Ibn Sa'd. Il étudia aussi auprès de Ja'far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah. Il fut l'auteur du premier traité de droit musulman, al-Muwatta' (« La Voie Aplanie » ou « La Voie rendue aisée »), qui est aussi le premier recueil de hadiths.

L'Imam Mâlik était donc l'héritier principal de la plus ancienne école d'exégèse coranique fondée par le Compagnon `Ubay al-'Ansâri (mort en 28H.) à Médine, la Ville du Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, qui était naturellement la mieux placée en tant que dépositaire des «traditions connues» (hadîth Mashhûr).

Dans la définition du Droit (fïqh) musulman, cette école, après le Coran, admet comme sources (Oussoul), la sunna prophétique, mais presque exclusivement basée sur les seuls hadîths qui sont connus de l'ensemble de la première communauté médinoise, car, au-delà, la science du hadith a donné lieu à des polémiques sans fin entre les docteurs de l'Islam. Le consensus ('ijmâ') s'est ensuite néanmoins rapidement établi, dans le sunnisme, sur l'exactitude des deux recueils authentiques (sahîh) d'Al-Bukhârî et de Muslim, ainsi que l'ont constaté des chroniqueurs anciens, auxquels se réfère notamment Ibn Khaldûn (mort en 808 H./ 1406 ap. J.C).

Les bases juridiques de cette école sont donc bien sûr avant tout le Coran (comme pour les autres écoles d'ailleurs), puis la sunna, connue principalement par les coutumes médinoises (Adât al-Madîna), mais aussi le consensus des savants ('ijmâ'), l'opinion personnelle (ra'y) qui découle de la réflexion (fikr) et de l'effort d'interprétation personnelle (Ijtihâd), ainsi que le raisonnement par analogie (qiyâs).

Et bien qu'elle soit assez scrupuleuse sur le plan de la pratique religieuse (notamment des cinq piliers fondamentaux de l'Islam), cette école est aussi, avec l'école hanafite, la plus ouverte et la plus souple dans son adaptation aux différentes réalités locales et temporelles (la coutume, `ourf), à la réflexion personnelle et à l'évolution du monde. Elle est donc mieux en mesure d'appréhender les adaptations nécessaires d'une façon dédramatisée et efficace. Et surtout cette école, à la suite de son fondateur, homme humble et scrupuleux, a une motivation fondamentale, une intention (niyya) tournée avant tout vers la préservation de l'unité de la oumma, préférant cultiver ce qui réunit que de rechercher des solutions juridiques qui pourraient diviser. Cela la distingue notamment de l'école hanbalite (à partir d'Ibn Taymivya), plus vindicative, et qui a souvent pris le risque de susciter des fitna (trouble, division) au nom de la recherche de solutions juridiques.

Cette École sunnite malikite est répandue autour du golfe Arabo-Persique, au Soudan, en Afrique du Nord et de l'Ouest.



2. L'école Hanafite :

Cette école a été fondée par l'Imam `Abu Hanifa à Bagdad (mort en 150 H./ 767 ap. J.­C.). Il était d'origine irakienne mais vivait en Perse. Sa jurisprudence prend, comme source première, le Coran, puis les seuls hadiths admis par l'ensemble de la communauté (Abû Hanifa a récusé beaucoup de hadiths qui lui semblaient douteux), partageant le même souci et la même doctrine essentielle que Mâlik en ce qui concerne les fondements du Droit. Il admet également l'opinion personnelle (Ra'y) et l'Ijtihâd (l'effort de recherche personnelle), car Allâh - qu'Il soit exalté - a créé l'homme doué de raison et Il appelle constamment Sa créature intelligente à raisonner.

Soutenue par les Abassides, les Seldjoukides et les Ottomans, l'école hanafite s'est enracinée principalement chez les non-arabophones, au Moyen-Orient (principalement en Turquie), en Chine. Considérée par certains commentateurs comme plus « ouverte » que les autres écoles, on lui a reproché aussi parfois une « imitation servile » (taqlîd) des choix juridiques du passé, pouvant figer sa capacité d'adaptation aux réalités contingentes en perpétuelle mutation.

3. L'école Chafi'ite :

Cette école s'est inspirée de l'Imam Chafi'î (mort au Caire en 204 H./ 819 ap. J.-C.). Après avoir vovagé dans tout l'orient arabe et étudié les doctrines Mâlikites et Hanafites, il créa une synthèse avec pour souci de clarifier l'articulation des sources de la loi musulmane, pour l'appliquer aux événements contemporains. Il a réuni ses théories dans son ouvrage al-Riçâla (l'Epître).

Selon lui, les sources du Droit doivent être : 1. Le Coran, 2. le hadith (sans toutefois donner de priorité à la coutume traditionnelle de la communauté, priorité qui caractérisait les précédentes écoles d'Irak et d'Arabie, et notamment de Médine, comme le faisait l'Imam Mâlik), 3. Le Qiyâs (raisonnement et déduction par analogie, mais qui n'intervient selon lui que lorsque les deux premières source de la loi ne donnent pas de réponse sur une question précise ou nouvelle), 4. l'Ijma' (consensus des compagnons, puis dans les générations suivantes, consensus des savants religieux de la communauté, ce qui dans la pratique est assez difficile à réaliser). Quand au ra'y (raisonnement personnel), il est écarté purement et simplement des sources du droit musulman, contrairement aux deux écoles précédentes. Ceci a sans doute eu pour effet de figer l' Ijtihâd.

Cependant, on peut dire toutefois que l'Imam Châfi'î a eu le souci légitime de brider certains effets extrêmes du ra'y et de l' Ijtihâd dont quelques-uns se servaient parfois en dépit du bon sens, sans profonde connaissance du Coran et de la sunna héritée des anciens, pour tenter de justifier des interprétations hasardeuses du Livre, voire des innovations blâmables qui allaient se cristalliser bientôt sous la forme de l'hérésie rationaliste et intolérante du Mu'tazilisme.

Puis, avec le temps et l'influence des deux premières écoles, un recentrage s'est peu à peu opéré dans cette école, pour donner un peu plus de poids au consensus ( Ijma') des savants, ce qui libère partiellement l'Ijtihâd de la stricte dépendance au hadith (considéré jusque là par cette école comme la norme absolue de la sunna).

Cette école s'est implantée en Arabie, au Nord de l'Égypte, en Afrique de l'Est et dans tout l'Orient : Inde, Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Viêt-nam, Philippine.


4. L'école Hanbalite :

Cette école se réclame d'Ahmad Ibn Hanbal (mort en 241 H./ 855 ap. J.-C.), est pratiquement née du conflit qui a opposé Ibn Hanbal aux Mu'tazilites (rationalistes hellénisants passablement intolérants) et aux autorités politiques qui soutenaient alors les Mu'tazilites. La réputation d'Ibn Hanbal s'est forgée durant ces événements au cours desquels il fut persécuté et emprisonné sans jamais se renier. En fait, Ibn hanbal était principalement un spécialiste du hadith (un traditionniste, un rapporteur des traditions prophétiques). C'était aussi un traditionnaliste scrupuleux qui se méfiait du ra'y (opinion personnelle) et du qiyâs (analogie), car, selon lui, ils avaient ouvert la porte à l'hérésie mu'tazilite, source d'innovations pécheresses et de division de la communauté. La polémique qui l'opposa à ces derniers, au sujet de la nature du Coran, et qui lui valut la persécution, donna dès le départ à cette école une teinte contestataire, alors que dans sa doctrine, Ibn Hanbal privilégiait surtout la sunna (la coutume communautaire héritée des anciens formés par le Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - béni et ses compagnons et suivants) et l'unité communautaire, en bon sunnite.

Cette école se développa ensuite et ses missionnaires apportèrent leur madhhab dans des contrées lointaines, notamment dans le nord de l'Iran où allait naître le Cheikh Abd al-Qâdir al Jilânî (mort en 1166 ap. J.-C.), grand organisateur du soufisme confrérique.

Un siècle plus tard naissait le théologien Ibn Taymiyya (mort en 727 H.: 1328 ap. J.-C.). Son approche est sensiblement différente de celle du fondateur Ibn Hanbal. Avant même l'intérêt de l'unité communautaire, la recherche de solutions juridiques semblent primer chez lui.

Il intervient notamment auprès des Princes arabes lors de la conquête mongole, pour dénoncer l'apathie des Chouyoukh des confréries soufies, qui voient, dans le nouvel envahisseur, l'expression de la colère d'Allâh - qu'Il soit exalté -, d'autant plus que les Tatares se sont convertis à l'Islam (après avoir - il est vrai - ravagé l'orient arabe). C'est sans doute en grande partie son nationalisme arabe qui lui fait alors traiter les nouveaux maîtres Mongols d'hypocrites, et il parvient à entraîner des princes arabes dans la résistance, malgré l'attitude réservée des confréries soufies.

Dans cette lutte, les arabes subissent d'effroyables pertes irrémédiables, mais fait paradoxal, en affaiblissant considérablement la puissance du déferlement mongol vers la Méditerranée, ils sauvent de fait de justesse leur ennemi héréditaire, l'auteur des croisades, à savoir le monde chrétien occidental qui n'était pas en mesure, à cette époque, vu son retard militaire et son extrême morcellement politique, de résister au raz de marée Asiatique.

Serait-ce donc par son attachement ethnique et culturel, c'est-à-dire en fin de compte par, un chauvinisme digne de la Jahiliya (période de l'ignorance pré-islamique des Arabes), qu'Ibn Taymiyya a agi ? En ce cas, il aura simplement poussé les Arabes à faire de leurs propres corps et cadavres, l'ultime rempart pour sauver leurs ennemis trinitaristes qui les persécutaient depuis sept siècles ! Et pour les sauver de quoi ? De l'Islamisation qu'aurait pu entraîner l'invasion des mongols (convertis) en Europe ! Ce qui aurait stoppé, entre autre, la reconquista des fanatiques catholiques en Espagne...

Mais Allâh - qu'Il soit exalté -, fidèle à Son éternelle Coutume, ne favorise pas un peuple rebelle, qui préfère sa nationalité, sa race ou sa langue, à sa religion, alors que la seule noblesse réside dans la piété, conformément à Sa Parole.

Par ailleurs, l'intransigeance dogmatique d'Ibn Taymiya, son rigorisme sourcilleux, a assurément fait dévier après lui cette école dans une voie particulièrement austère. Ce qui n'enlève rien aux qualités intrinsèques de ses ouvrages.

Conclusion :


Au cours des siècles, la cohabitation, parfois difficile entre les quatre écoles sunnites (surtout avec l'école hanbalite), s'est désormais adoucie. Un consensus de respect mutuel s'est établi peu à peu entre les docteurs des quatre écoles (et même au-delà, avec les chi'ites). Ces quatre écoles se reconnaissent donc officiellement et constituent le Sunnisme, c'est à dire l'ensemble des « gens de la tradition (sunna) et de la communauté » qui englobe aujourd'hui 80 % des musulmans de la planète, soit plus d'un milliard d'humains.

Malgré tout, force est de constater que les premières écoles (madhhab) Mâlilkite et Hanafite étaient plus ouvertes et tolérantes que les suivantes. Elles plaçaient l'opinion personnelle, le raisonnement analogique et l'effort d'interprétation en haute estime, ainsi que la pratique (sunna) communautaire des anciens, tout en rejetant l'imitation aveugle des jurisprudences et fatwa (décision juridique) du passé, face à des situations inédites ou dans des contextes différents.

A contrario, les écoles constituées ensuite, Chafi'îte et Hanbalite (sans compter la tendance ultra puritaine Wahhabite), constituent un net durcissement, une réaction à la conception du droit islamique selon les Anciens (Salaf de la communauté, ces Anciens étant constitués des Compagnons du Prophète béni, de ses Compagnons (Sahâha), de leurs Suivants (Tabi'in), des disciples directs de ces suivants (Tabi'in ­ Tahi ûn), de leurs disciples qu'on appela Zuhâd (Ascètes, singulier : Zâhid), puis au début du deuxième siècle de l'Hégire, les Soufis. Al-Qushayrî (mort en 465 H.) atteste de cela dans son livre Kitab an-Nafahât :

« Après la mort du Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, les Musulmans les plus distingués étaient appelés Compagnons, puis à la seconde génération, Suivants, puis Suivants des Suivants, puis dans les générations suivantes Ascètes, puis Soufis ». Les premiers soufis font donc bien partie de ce qu'on doit à juste titre désigner comme les Anciens (salaf de la communauté, puisqu'ils constituent la cinquième et ultime génération des meilleurs fidèles du prophète Mohammed - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Et ces distinctions de titres n'ont été produites que pour ne pas confondre ces générations entre elles, mais elle ne désignent pas une différence de nature entre les Anciens, bien que globalement les premières générations furent meilleures que les suivantes. Mais à chaque génération Allâh - qu'Il soit exalté - suscite des saints, et il arrivera parfois, comme l'indique le hadith, que certains individus surpasseront les Anciens en piété.

Le retour de jésus constituera sans doute une épreuve pour les esprits trop rigides et dogmatiques, et aussi, à l'opposé, pour les esprits trop laxistes et accommodants, puisqu'il est annoncé que des «musulmans» de nom le récuseront.

Loin de l'intolérance, les premières générations de musulmans reçurent une religion libératrice, tant sur le plan spirituel que moral, culturel, économique, qui permit un progrès dans tous les domaines de la vie humaine : liberté de conscience, amélioration de la condition féminine, affranchissement des esclaves, égalité juridique et fiscale, réglementation de l'économie dans le sens du bien public, à l'antipode des doctrines passéistes récemment apparues dans la communauté musulmane.

En réalité, les soi-disant « fondamentalistes» ne sont que les victimes et les jouets des gouvernements du monde matérialiste occidental (plutôt athée que chrétien). Ils en épousent d'ailleurs beaucoup de croyances (par exemple leur réfutation des miracles du Prophète béni et des saints, leur négation des apparitions du Prophète et des Anges aux saints, etc.). En plus, ils servent presque toujours les intérêts politiques, économiques et géostratégiques militaires des puissances non-musulmanes. Les dirigeants occidentaux ne s'y trompent d'ailleurs pas, et c'est leur intérêt, également idéologique, que de soutenir les formes les plus rétrogrades et repoussantes existantes dans l'Islam actuel, dans le but de le défigurer et de ralentir la progression universelle de la belle religion de notre saint Prophète béni - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, comme Allâh - qu'Il soit exalté - l'a annoncé dans Son Livré Révélé, le Noble Coran.





Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu'ils décrivent ! Et paix sur les Messagers, et louange à Allah, Seigneur de l'univers ! Sourate 37 : Les rangés (As-Saffat) verset 180 - 181 - 182.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:37